Après avoir sillonné les routes françaises pour relever les excès de vitesse, certaines voitures-radars sont désormais revendues. L’État met ces véhicules réformés sur le marché par l’intermédiaire des enchères du Domaine ou de circuits de vente classiques, après le retrait de leur matériel de contrôle.
Des véhicules très fortement kilométrés
Ces voitures banalisées embarquent des radars mobiles de nouvelle génération, notamment de type Gatso Millia. Déployé en France depuis 2013, le dispositif mesure la vitesse de véhicules croisés ou dépassés depuis une automobile circulant au milieu du trafic.
Une partie de ces véhicules est confiée à des sociétés privées chargées de les faire rouler plusieurs heures par jour. Leur utilisation intensive les conduit à parcourir environ 250 kilomètres quotidiennement. En quelques années, certaines dépassent ainsi 300 000 kilomètres avant leur réforme.
| Donnée | Élément communiqué |
|---|---|
| Mise en place du dispositif | Depuis 2013 |
| Distance quotidienne estimée | Environ 250 km |
| Véhicules proposés depuis janvier | 77 |
| Kilométrage atteint par certains exemplaires | Plus de 300 000 km |
Un matériel de contrôle retiré avant la vente
Lorsque les frais d’entretien deviennent trop élevés ou que les véhicules ont trop roulé, l’administration les réforme. Les automobiles rejoignent alors les ventes de véhicules domaniaux, aux côtés d’anciens véhicules de police ou de gendarmerie. Leur équipement de mesure de la vitesse est retiré avant leur commercialisation.
Depuis le début de l’année, 77 anciennes voitures-radars ont ainsi été proposées au plus offrant. Ces ventes concernent des compactes banalisées qui ont été utilisées pour contrôler les conducteurs sans signal distinctif permettant de les reconnaître dans la circulation.
- Les véhicules ont servi au contrôle des vitesses depuis une automobile en mouvement.
- Ils sont réformés après une utilisation intensive ou lorsque leur entretien devient trop coûteux.
- Le matériel destiné au contrôle de vitesse est retiré avant la revente.
La revente de ces voitures ne modifie pas le fonctionnement des véhicules-radars encore en service. Elle intervient uniquement lorsque les exemplaires concernés quittent le parc administratif et sont proposés sur le marché de l’occasion.