Dans le Tarn-et-Garonne, tenir ou utiliser un téléphone en conduisant peut désormais entraîner une conséquence immédiate sur le droit de conduire. Depuis le 1er novembre 2026, la préfecture a instauré la possibilité de prononcer une suspension administrative du permis pour une durée pouvant aller jusqu’à six mois.
Une mesure qui s’ajoute aux sanctions existantes
Le téléphone tenu en main au volant était déjà passible d’une amende et d’un retrait de points. Le dispositif annoncé dans le département ajoute une mesure administrative visant directement le permis de conduire. Il concerne les conducteurs surpris en train d’utiliser leur téléphone, mais aussi ceux qui le tiennent simplement en conduisant.
La préfecture de Tarn-et-Garonne justifie ce renforcement par la progression des infractions constatées dans le département. Leur nombre est passé de 2 284 en 2024 à 2 574 en 2025.
| Élément | Donnée publiée |
|---|---|
| Entrée en vigueur | 1er novembre 2026 |
| Durée maximale de la suspension administrative | Six mois |
| Infractions relevées | 2 284 en 2024 ; 2 574 en 2025 |
Un contexte de sécurité routière préoccupant
Cette décision intervient alors que le bilan communiqué pour le Tarn-et-Garonne fait état, depuis le début de l’année, de 200 accidents corporels. Ces accidents ont causé 255 blessés et 20 morts sur les routes du département.
La préfecture présente le téléphone au volant comme l’une des principales sources de distraction des conducteurs. La nouvelle mesure vise ainsi à renforcer la réponse administrative face à un comportement qui ne se limite pas à une conversation : le simple fait de tenir l’appareil pendant la conduite peut désormais exposer l’automobiliste à une suspension du permis dans le département.
La suspension administrative annoncée s’applique dans le Tarn-et-Garonne. Elle ne remplace pas les sanctions liées à l’infraction téléphonique, mais vient s’ajouter à l’amende et au retrait de points déjà prévus.