Le remplacement des voitures thermiques par des modèles électriques pourrait prendre davantage de temps que prévu en France. Selon une étude récemment publiée par le Service des données et études statistiques (SDES), 9 millions de voitures thermiques pourraient encore circuler dans l’Hexagone en 2050, même dans l’hypothèse où toutes les voitures neuves vendues à partir de 2035 seraient électriques.
Un parc automobile qui conserve ses véhicules plus longtemps
Cette projection repose principalement sur l’allongement de la durée de vie des voitures particulières. Depuis 2019, celle-ci aurait progressé de deux ans, sous l’effet notamment du renchérissement des véhicules neufs. Les automobilistes conserveraient donc plus longtemps leurs voitures, ce qui ralentirait mécaniquement le renouvellement du parc.
Le SDES estime que cette tendance pourrait se poursuivre. L’âge moyen des voitures particulières atteindrait ainsi 13,3 ans en 2035. La durée de vie possible d’une voiture thermique produite actuellement, ou dans les prochaines années, pourrait de son côté atteindre 19,6 ans.
| Projection du SDES | Durée ou volume |
|---|---|
| Voitures thermiques encore en circulation en 2050 | 9 millions |
| Âge moyen possible du parc en 2035 | 13,3 ans |
| Durée de vie possible d’une voiture thermique | 19,6 ans |
| Durée de vie possible d’un modèle essence | Plus de 21 ans |
| Durée de vie possible d’un modèle diesel | 17,6 ans |
Une différence entre essence et diesel
Les estimations varient selon la motorisation. Pour une voiture essence, la longévité possible dépasserait 21 ans. Elle serait évaluée à 17,6 ans pour un modèle diesel. Ces durées contribuent à expliquer pourquoi des véhicules équipés d’un moteur thermique resteraient présents sur les routes longtemps après l’arrêt éventuel de leur commercialisation en neuf.
- 2035 constitue l’horizon retenu dans l’étude pour l’hypothèse d’un marché du neuf entièrement électrique.
- Le calcul du SDES prend en compte le vieillissement progressif du parc automobile français.
- La projection porte sur les voitures thermiques encore en circulation en 2050.
La transition dépendrait donc autant des ventes de voitures neuves que de la vitesse à laquelle les ménages remplacent leurs véhicules actuels. Le SDES évoque également les conséquences d’un passage au tout électrique dans le neuf, mais la projection publiée met surtout en évidence l’inertie du parc existant.