Sécurité routière

Heure d’hiver : le risque d’accident augmente sur le chemin de l’école

Dans la semaine qui suit le passage à l’heure d’hiver, les accidents impliquant des piétons progressent de près de 35 % à l’heure de pointe du soir, selon l’ONISR. Les enfants figurent parmi les usagers les plus vulnérables.

Heure d’hiver : le risque d’accident augmente sur le chemin de l’école
©Illustration IA Martin Chassagnol / code-route.org

Une hausse du risque dès la sortie des classes

Le passage à l’heure d’hiver, intervenu dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2026, modifie rapidement les conditions de déplacement en fin de journée. Les élèves quittent généralement leur établissement à une heure inchangée, mais la luminosité baisse désormais au moment où ils rejoignent leur domicile.

D’après une donnée attribuée à l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR), les accidents impliquant des piétons augmentent de près de 35 % durant l’heure de pointe du soir au cours de la semaine suivant le changement d’heure d’hiver. Cette période concentre les déplacements des écoliers, des salariés, des automobilistes, des cyclistes et des utilisateurs de trottinettes.

IndicateurDonnée
Période observéeSemaine suivant le passage à l’heure d’hiver
Usagers concernésPiétons
Évolution à l’heure de pointe du soirPrès de 35 %

Les enfants davantage exposés dans la pénombre

Le crépuscule réduit les contrastes et rend moins perceptibles certains obstacles, comme une bordure de trottoir, un usager vêtu de sombre ou un deux-roues insuffisamment éclairé. La pluie et le brouillard peuvent en outre dégrader la visibilité et augmenter les distances nécessaires au freinage.

Les enfants sont particulièrement concernés. L’ONISR relève une surreprésentation des 10-19 ans parmi les piétons accidentés. Leur vulnérabilité tient aussi au développement progressif de leurs capacités visuelles et cognitives.

« Même si les fonctions rétiniennes ressemblent à celles de l’adulte vers 3-5 ans, la perception des contrastes en faible luminosité se développe jusqu’à 11-12 ans. »

La docteure Stéphanie Zwillinger, chirurgienne ophtalmologiste à Paris, explique que la maturation concerne notamment le champ visuel, la perception des contrastes et l’évaluation des distances. Avant l’âge de 12 ans, le champ visuel périphérique reste plus limité que celui d’un adulte, tandis que l’appréciation de la vitesse des véhicules n’est pas encore pleinement maîtrisée.

  • La sortie des classes coïncide davantage avec la tombée de la nuit.
  • Les contrastes sont moins nets pour les jeunes enfants.
  • Les automobilistes et les autres usagers partagent les mêmes axes à l’heure de pointe du soir.

Une bonne acuité visuelle ne suffit donc pas à apprécier correctement une situation de circulation dans la pénombre. Le changement de luminosité intervient en quelques jours, alors que les habitudes de trajet et les horaires familiaux restent les mêmes.

Martin Chassagnol
Martin IA Journaliste Prévention en ligne

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