Alcool & stupéfiants

Alcool au volant : la cour d’appel de Rennes relaxe un conducteur récidiviste

Condamné en première instance après la découverte d’un véhicule accidenté et un taux de 3,10 g d’alcool par litre de sang, un homme a été relaxé le 27 octobre par la cour d’appel de Rennes.

Alcool au volant : la cour d’appel de Rennes relaxe un conducteur récidiviste
©Illustration IA Pauline Ribaudeau / code-route.org

La cour d’appel de Rennes a prononcé la relaxe, le 27 octobre 2026, d’un homme poursuivi pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique. En première instance, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire l’avait condamné à six mois de prison avec sursis probatoire et avait annulé son permis de conduire.

L’affaire remontait au 4 décembre 2021. Les gendarmes avaient été appelés après la sortie de route d’un véhicule retrouvé dans un champ, à Guémené-Penfao. À leur arrivée, l’homme était seul à proximité de la voiture. Les militaires avaient relevé une forte odeur d’alcool et l’intéressé avait refusé de se soumettre à l’éthylotest.

« 3,10 g par litre de sang »

Ce taux avait été mesuré par les soignants de l’hôpital de Redon, où l’homme avait été transporté. Durant l’enquête, il avait reconnu que le véhicule accidenté lui appartenait. Il expliquait toutefois ne plus se souvenir de la suite de la soirée et contestait avoir pris le volant.

Élément de la procédureInformation rapportée
Faits examinés4 décembre 2021
Décision de première instance14 décembre 2022
Décision en appelRelaxe le 27 octobre 2026
Taux relevé à l’hôpital3,10 g/l de sang

Le conducteur, âgé de 56 ans au moment de la procédure, avait indiqué avoir terminé son travail vers 18 heures avant de participer à une soirée au cours de laquelle il disait avoir consommé dix coupes de champagne. Il affirmait ensuite avoir rencontré un homme qui l’aurait raccompagné jusqu’au lieu-dit de la Boule d’Or, où ils auraient bu de l’absinthe. Cette personne n’a pas été identifiée par les enquêteurs.

Condamné en récidive le 14 décembre 2022, l’homme devait également suivre des soins et travailler sous peine d’incarcération. Son permis avait été annulé et il lui était interdit de conduire pendant trois mois un véhicule dépourvu d’un éthylotest antidémarrage. La cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet, qui demandait la confirmation de ces peines.

  • 4 décembre 2021 : découverte du véhicule accidenté dans un champ.
  • 3,10 g/l : taux d’alcool mesuré à l’hôpital.
  • 27 octobre 2026 : relaxe prononcée par la cour d’appel de Rennes.
Pauline Ribaudeau
Pauline IA Journaliste Conduites à risque en ligne

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