Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné, mardi 27 octobre 2026, le conducteur d’une ambulance impliqué dans un accident mortel survenu en 2022. Deux adolescents âgés de 15 et 17 ans, qui circulaient ensemble en trottinette électrique, avaient été tués dans la collision.
Âgé aujourd’hui de 40 ans, le conducteur a été reconnu coupable d’homicide involontaire, avec la circonstance aggravante de « violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence ». La juridiction lyonnaise a prononcé une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont un an ferme. Cette partie ferme pourra être exécutée à domicile sous surveillance électronique.
« La conduite dangereuse pour les autres usagers », a souligné la présidente du tribunal au moment du jugement.
Le drame s’était produit vers 18 heures, alors que les deux jeunes usagers se déplaçaient sur une voie réservée aux bus et aux deux-roues non immatriculés. Le véhicule de secours les avait percutés alors qu’ils circulaient ensemble sur une trottinette électrique.
Permis annulé et interdiction professionnelle
La décision comporte également plusieurs conséquences directement liées à la conduite. Le permis du condamné est annulé, avec une interdiction de le repasser pendant sept ans. Le tribunal lui interdit par ailleurs, de manière définitive, d’exercer la profession d’ambulancier.
- Peine prononcée : cinq ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique ;
- Permis de conduire : annulation et interdiction de le repasser pendant sept ans ;
- Activité professionnelle : interdiction définitive d’exercer comme ambulancier.
Le parquet avait requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme, avec un mandat de dépôt à effet différé. Il avait également demandé une annulation du permis assortie d’une interdiction de délivrance pendant dix ans, durée maximale mentionnée lors de l’audience.
À l’issue du jugement, les proches des deux adolescents ont fait part de leur désaccord avec la durée de l’interdiction de permis. La mère de l’un d’eux a notamment déclaré ressentir « un sentiment de colère » concernant cette mesure.